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Une semaine à deux

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Tout était de la faute de Phichit.

Non, tout était de la faute de Yuri qui avait décidé que Phichit serait son meilleur ami.

Non, tout était la faute de Viktor qui avait décidé que Yuri serait son petit-ami, ramenant par la suite Phichit.

Et Phichit avait ramené Facebook, Twitter et Instagram.

Tout le monde connaissait ces réseaux sociaux, tout le monde savait les utiliser, tout le monde était inscrit dessus bon sang ! Mais personne ne se doutait à quel point ils pouvaient être addictifs.

Prenons par exemple le cas de Mila. Lorsqu'elle avait rencontré Phichit, elle l'avait trouvé de suite très attachant et amusant. Il ne leur avait fallu que quelques heures pour qu'ils dérivent sur le compte Instagram du jeune homme. Ce dernier avait de suite remarqué lorsque la russe se figea en voyant un de ses contacts : Sara Crispino.

Les deux s'étaient rencontrés lors d'un cours qu'ils avaient en commun et, comme Phichit s'entendait bien avec tout le monde, ils avaient discuté pour au final échanger leurs numéros (et leurs comptes sur les réseaux sociaux, évidemment).

Donc oui, tout était de la faute de Phichit.

Mila n'avait pas prévu de tomber sous le charme des beaux yeux de l'italienne et de son sourire éclatant. C'était lui qui aurait dû faire plus attention à ce qu'il lui montrait (bon, d'accord, il ne savait même pas qu'elle était attirée par les femmes, mais quand même).

S'en suivit deux semaines interminables.

Phichit lui avait dit qu'elle devrait vraiment contacter Sara, que les deux s'entendraient à merveille, qu'elles se lieraient d'amitié sans problème. Mais ce n'était pas ce que voulait Mila.

La russe avait évidemment passé son temps à refuser, trouvant des excuses plus ou moins pathétiques, lui faisant clairement comprendre qu'envoyer un message à une inconnue sous prétexte d'avoir un ami en commun était une très mauvaise idée. Ce serait gênant pour toutes les deux, et il y avait des changes que Phichit fasse tourner ce moment embarrassant sur son Twitter, en faisant profiter toutes les personnes qui le suivaient.

Mila aurait dû se douter que le jeune homme ne s'arrêterait pas là. Elle aurait dû se douter qu'un Phichit qui acceptait d'avoir tord, c'était un Phichit qui préparait un mauvais coup.

Elle avait espéré, lorsqu'elle avait reçu un premier message sur Facebook de Sara, que le thaïlandais avait su être serviable, qu'il avait, pour une fois, réussi à convaincre cette belle jeune femme (que Mila ne suivait pas depuis presque un mois sur tout ses réseaux sociaux. Non. Pas du tout.) à lui parler sans sous-entendre quoique ce soit d'embarrassant.

Elle savait au fond d'elle que ce n'était pas possible.

Un Phichit qui acceptait d'avoir tord, c'était un Phichit qui revenait en vous plaquant tellement fort au sol que vous espériez ne jamais vous relever. C'était ce qui était d'ailleurs arrivé à Sara, lorsqu'elle avait lu le message de l'italienne.

Coucou ! Je suis une amie de Phichit, j'espère qu'il t'a un peu parlé de moi ? :p En tout cas il m'a dit que tu craquais pas mal sur mon frère et sache que si tu as besoin d'un coup de main tu peux m'envoyer un message quand tu veux ;)

Urgh. Mila détestait Phichit. Ses chances venaient de passer de zéro à un chiffre négatif.

Phichit, de son côté, jubilait. Il avait eu sa revanche.

Un Phihit qui acceptait d'avoir tord, c'était un Phichit qui finissait toujours par avoir le dernier mot.